:: Francesca Woodman ::

Faisons fi des frous-frous ! Le mardi c’est permis : on retire notre perruque de blonde, on est frais, on est dispo, on est tout ouïe… hop hop hop, reconnectons nos neurones Arty !

Alleeeeez, allons voir si…..

Connaissez-vous Francesca Woodman ?

Non ? Pour être honnête moi non plus, il n’y a pas si longtemps. Alors petit topo en quelques mots et je vous laisse admirer ses photos.

La carrière de Francesca Woodman (1963-1981) fut précoce et brève ; Née dans une famille d’artiste, la demoiselle s’empare d’un appareil photo dès l’âge de 13 ans pour façonner une œuvre singulière, un peu décalée, proche cependant des préoccupations d’autres artistes New-Yorkaises comme Cindy Sherman ou Nan Goldin ( eh oui encore :-)). Ses thèmes de prédilections touchent à l’identité, la féminité et ses rapports à l’image.

Dans les cadres serrés de ses petits clichés, bien souvent des pièces désaffectées/ décrépies, quelques accessoires, et un corps ou fragment de corps dans des poses qui évoquent la statue antique, le cliché érotique ou une mécanique des corps surréalistes (un peu à la Man Ray).

Elle brise les traditions du nu et du portrait. Le mouvement est central à ses photos et elle se sert de la vitesse d’expo pour créer une panoplie d’effets de flous, de diagonales et de textures. Ces textures parfois ardues et violentes se marient à l’érotisme de Woodman. Il s’ensuit un corps humain tour à tour fragile, malade, douloureux qui nous ramène constamment à son inévitable réalité physique : le corps est beau et doux mais elle le transfigure par tous ces effets et il finit par nous échapper.

Francesca Woodman nous donne à voir des images définitivement iconoclastes qui exhalent à la fois un parfum doux, désuet et romantique, mais aussi une inquiétante étrangeté.

On le sait Francesca se suicide à l’aube de ses 23 ans. Si elle est restée présente sur la scène artistique, ses œuvres hantées par l’éternelle jeunesse de l’artiste courent peut être le risque d’être considérées un jour comme des reliques mais permettent incontestablement de découvrir une œuvre à jamais frappée de fulgurance.

Pour les globes trotteurs, retrouvez là au MOMA de San Francisco jusqu’au 20 février,

pour les autres, il existe une jolie monographie aux editions PHAIDON =)

(Pics from Francesca Woodman).L