Isabel Marant’s first film

Surprenant.

Voilà ce que je me suis dit une fois le visionnage de ce premier film publicitaire terminé.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en terme de campagne promo, on était habitué à autre chose. Isabel Marant c’est un style, une allure, une manière d’être, comme nous l’avions évoqué lors du précédent billet.

Elle a cette « patte » si caractéristique qui fait que son image ou plutôt les signaux visuels envoyés par la galaxie Marant sont souvent associés à des filles qui s’assument, assument leur féminité, sont pleine de convictions, mais aussi fières, sauvages, urbaines, baroudeuses, déconnes.

La fille Marant n’est pas lisse ; elle est pleine d’aspérités, c’est d’ailleurs ce qui fait son charme et ce n’est pas pour rien que des filles aussi espiègles que sexy, mutines que rock roll telles Arizona Muse, Milla Jovovich, Kate Moss, Freya ou Daria ont représenté la marque sur papier glacé ces dernières années.

Alors qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir dans une ambiance quasi-monacale (un lit en bois, des murs en pierres, un sol lisse en béton, un canapé, une table en bois, des fleurs blanches dans un vase en verre), sur fond de musique qu’on pourrait qualifier de sacrée, une jeune femme à la beauté & la pureté virginale en train de dormir dans des draps de coton blanc.

On assiste au réveil de la Belle qui se retrouve alors au centre d’un tourbillon : le temps s’accélère, le soleil danse autour d’elle et sur les murs. Paradoxalement, la demoiselle ne semble pas perturbée, sa gestuelle est posée et fluide, presque en suspens.

En parallèle, des images du cadran solaire balayé par la lumière, une luminosité omniprésente, percutante, qui se fond et se répand dans l’image jusqu’à obtenir un image abstraite, un tableau, tel une toile de Turner.

Elle avance, déterminée, enfile son pull (de-la-mort-qui-tue !) puis se présente à nous comme illuminée.

Son âme est contemplative, son visage solaire.

Fin.

Bon, concrètement, à part le choix du pull qui dénote vraiment et fait de cette nymphette hors du temps une vraie fille de notre époque; oui, à part cette transformation, le reste m’a…comment dire…perturbé !

Non pas que ce soit désagréable à regarder, non, ce n’est pas ça…

C’est juste que je m’attendais à des papillons dans le ventre, des étoiles dans les yeux, une mélodie dans la tête, une voire des images imprimée(s) sur ma rétine…

Mais cela ne s’est pas passé comme ça.

Le problème avec les gens exceptionnels c’est qu’on en attend toujours plus d’eux. C’est injuste. Alors si cela avait été quelqu’un d’autre aurais-je réagit différemment ?

C’est possible.

En attendant, je vous laisse découvrir par vous-même ce clip dirigé par Cyrille De Vignemont et vous faire votre propre opinion…car il est possible qu’elle soit très différente de la mienne.

Dans ce cas-là, n’hésitez pas à m’en faire part.

A tout bientôt =)

(Pics from isabelmarant.fr)