:-: Annelise Michelson :-:

A moins de détester la presse féminine, de ne lire que l’horoscope ou d’avoir emménager sur une ile déserte, il est impossible que vous soyez passée à côté des bijoux d’Annelise Michelson.

Je l’ai découverte au printemps dernier et je suis tombée sous le charme de sa créativité.

Et que l’on aime ou pas, on ne peut être insensible aux propositions novatrices de cette toute jeune créatrice qui a décidé de dépoussiérer nos boites à bijoux en faisant valser avec panache les codes traditionnels de la joaillerie.

Grand bien lui en a pris.

Saluons également le hasard, car cela s’est joué à pas grand-chose.

Vraiment pas grand-chose.

En effet, il a suffi d’un shooting pour que la carrière d’Annelise Michelson prenne un tout autre tournant.

Fraichement diplômée de la Chambre Syndicale de la couture parisienne, elle commença d’abord par travailler chez Paul & Joe, Vanessa Bruno, Hermès et Lolita Lempicka avant de se retrouver assistante sur un shooting photo, une version très rock ’n roll de « Like a Virgin », qui devait être présenté à Carine Roitfeld, herself !

On lui demanda alors de créer des accessoires pour cette série. La jeune styliste s’exécuta ; elle mélangea brut et précieux, retravailla des bijoux pieux en mixant chaines et dentelle -avec un twist très couture-, rehaussa les chapelets d’éclats de verre et les couronnes de clous.

Ce fut un réel succès.

L’expérience plu tellement à la jeune femme qu’elle récidiva peu de temps après en retravaillant des bijoux vintage shoppé à Berlin. Une amie les porta pendant le festival de Cannes. C’est le début de l’aventure.

La marque éponyme vient de naitre, elle lance dans la foulée sa première collection, nous sommes en Octobre 2010.

Elle confiait au site Vogue.fr en juin dernier son bonheur de créer des bijoux:« Il n’y a pas autant de liberté dans le vêtement, j’avais envie d’un bijou entre le petit bijou et la joaillerie, pour porter tous les jours. »

En utilisant des matières comme le cuir ou la dentelle, elle s’inscrit dans la lignée des créatrices qui considèrent que le bijou est un vêtement comme les autres.

Pour Annelise Michelson, le bijou est indéniablement une extension de soi, entre le vêtement et la parure ; elle joue habilement avec les volumes pour qu’il accompagne courbes et mouvements.

Tour à tour sensuelles, ludiques ou oniriques, on retrouve plusieurs mouvances dans ses créations : parfois romantiques, un brin rock, tribal ou carrément punk, elles jouent le contraste entre féminin et masculin, brutes sans etre trop précieuses.

Et tout cela est parfaitement maitrisé.

Tout comme la com’ de sa marque (site, lookbook and co) que je trouve particulièrement chiadée.

Les photos qui illustrent les thèmes de sa dernière collection sont ma-gni-fi-ques et pleines de références (je vous le disais tout est maitrisé); quant aux thèmes « Carnivore » et « Black Madone », que ce soit les bijoux ou même le choix du nom de la collection, je suis emballée.

Et à même pas 30 printemps, c’est plus que prometteur….

(Pics/source from annelisemichelson.com, vogue.fr & lofficielmode.com)